Mercredi 8 août 2007
L'envoi de ma partie historique semble avoir marqué d'autres libérations dont j'ai profité ces deux derniers jours. Certaines choses même se sont défaites d'elles-mêmes. J'ai renoué mes lacets, ce qui est plus pratique pour avancer.

Alors dès demain – ça aurait dû être dès hier –, je retourne à Beaubourg pour mettre en place ma deuxième partie : les garages de bennes de Romainville et d'Ivry.

J'ai déjà fait un reportage photo des alentours du garage de Romainville, très éclairant sur les transformations des espaces industriels de la proche banlieue parisienne. Celui d'Ivry reste à faire.

Aujourd'hui, qu'ai-je fait ?
"Et si tu vas à Thèbes et que tu ne réponds pas, tu mourras."
Par AC - Publié dans : zeichen
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mardi 7 août 2007
"D'autres spectacles m'attiraient davantage et, avec la naïveté du débutant, j'observais passionnément, sur le pont désert, ces cataclysmes surnaturels dont, pendant quelques instants chaque jour, le lever et le coucher du soleil figuraient la naissance, l'évolution et la fin, aux quatre coins d'un horizon plus vaste que je n'en avais jamais contemplé. Si je trouvais un langage pour fixer ces apparences à la fois instables et rebelles à tout effort de description, s'il m'était donné de communiquer à d'autres les phases et les articulations d'un événement pourtant unique et qui jamais ne se reproduirait dans les mêmes termes, alors, me semblait-il, j'aurais d'un seul coup atteint aux arcanes de mon métier : il n'y aurait pas d'expérience bizarre ou particulière à quoi l'enquête ethnographique dût m'exposer, et dont je ne puisse un jour faire saisir à tous le sens et la portée."

Claude Lévi-Strauss, Tristes tropiques.
Par AC - Publié dans : kunst
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 6 août 2007
Repos et (ar)rangements.

Je lis les Métamorphoses de l'identité, sous la direction de Martine Abdallah-Pretceille, auquel a collaboré une amie. Je le commence juste et suis saisie dans la première contribution par les interactions au niveau cellulaire de différents éléments qui élaguent la vie pour justement la permettre : les éléments destructeurs, les éléments activateurs d'éléments destructeurs, les éléments protecteurs et ceux qui les inhibent. 

A l'opposé d'un certain sens commun qui promeut le maintien.

Ce soir, je pars avec mes légumes chez mon coach pour un dîner-bilan. Monter puis descendre la rue des Pyrénées avec une salade verte au guidon. Une autre personne me fait profiter de son panier de légumes bios et produits localement.

Au passage, une recette : un concombre dont on garde un peu de peau (si l'origine est garantie sans pesticides) tranché en fines lamelles, du pourpier, et une sauce basilic frais, avocat et crème végétale, mixés.
Par AC - Publié dans : zeichen
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Dimanche 5 août 2007
Il m'a fallu deux Mars (Arès ?) pour prendre le chemin de la bibliothèque après ma deuxième conversation avec mon père, où certaines ressources mentales avaient été mobilisées. Je prends la mesure de son lieu – je prends aussi de la pitié – et accepte de m'y adapter. Un lien existe, dont l'expression est à ce jour plus désolante qu'inquiétante, mais c'est tout de même un lien.

Et intellectuellement, c'est un bel exercice de stratégie, qui mobilise plus d'Athéna que d'Arès.

Lors d'un détour de recherche, j'étais tombée sur une citation du préhistorien André Leroi-Gourhan, élève de Mauss, fondateur de l'ethnologie préhistorique et professeur de mes professeures. Citation éclairante que j'avais pensé à mettre en exergue de mon travail :

"A partir du point où l'homme ne peut plus parler, parce qu'il est absent ou mort, où les archives font défaut, deux témoignages subsistent : celui de l'art et celui des techniques." Introduction de l'Homme et la Matière.

Dans les années 1990 à Pincevent, il y avait encore la chaise de Leroi-Gourhan dans le réfectoire. C'était à qui s'assiérait sur le siège du maître pour dîner. En iconoclaste.
Il y avait aussi un arbre dans lequel nous grimpions.
Par AC - Publié dans : zeichen
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 4 août 2007
"Paragrame : faute d'orthographe ou d'impression qui consiste à substituer une lettre à une autre. ROBERT.

Ex. : Son Suir chevelu réclame un corps gras.
JOYCE, Ulysse, p.81. V. aussi à anagramme, rem. 2.
[...]"

Bernard Dupriez, Gradus des procédés littéraires.
Par AC - Publié dans : zeichen
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 3 août 2007
mzcarole.jpg

La mezzanine de mon ami Julien.
A l'heure du deuxième café, je cours après mes irracontables.

"[...] il ne lui suffit pas d'attendre en se taisant,
mais il me poussa un "Qu'est-ce là ?"
hors de la bouche, avec la force de son poids ;"

Dante, la Divine Comédie,
le Paradis.
Par AC - Publié dans : kunst
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 2 août 2007
"— Non, vraiment, je ne suis pas discipliné, dis-je. C'est juste une impression parce que je fais ce qu'on me dit de faire sans me plaindre en même temps.

C'est ma règle en trois temps : 1) ne jamais se plaindre d'une situation tant que la situation dure ; 2) si on ne peut pas croire que ce soit vrai, imaginer que c'est un film ; et 3) quand c'est fini, trouver un responsable et ne jamais lui laisser oublier."

Andy Warhol, Ma philosophie de A à B.
(Selon les circonstances, la technique du "Et alors ?", exposée dans le même ouvrage, pourra remplacer le point n° 3.)
Par AC - Publié dans : zeichen
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 1 août 2007
Plus facile aujourd'hui, assemblages, liant, réécriture.

Voir en levant l'œil l'oubli de soi des personnes qui travaillent ; parfois des regards suspensifs se croisent, aspirent un peu de la rêverie du voisin et se replongent dans la sémiotique allemande, des Aragonneries ou une vision de la crue de l'urbanisme parisien au 19e siècle. Le secteur que j'ai choisi est agréablement éclectique.

Je cours comme je nage. Puis, un pas nonchalant sur le stabilisé pour revenir.
Par AC - Publié dans : zeichen
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 31 juillet 2007
"Il ne suffit pas de quitter la rue pour entrer dans le dedans et, de toute façon, les valeurs d'intimité n'apparaissent pas sous le couvert d'une simple ligne de démarcation qui leur servirait d'abri. Ainsi, [...] la conciergerie qui prend farouchement le parti du dedans, se laisse qualifier par sa lutte contre la rue. L'escalier, spirale intérieure, connaît souvent les affres les plus douloureuses du monde extérieur et certaines boutiques inspirent des rêveries de l'intimité, par un mouvement qui ne doit pas grand chose à leur situation frontalière."

Pierre Sansot, Poétique de la ville.
Par AC - Publié dans : zeichen
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Lundi 30 juillet 2007
Ecrire en bibliothèque, c'est prendre un rateau et fouiller la langue pour y trouver le mot juste. Il me vient rarement sans avoir fait  détours, et autres blagues. Je confonds expéditeur et destinataire : les postiers sont interdits. Chaque mot est un doute, presque une bataille. (Chez moi, à mains nues.)

Un extrait :

Rappelons-nous également cette accointance de la chose déchue et de la chose morte par le souvenir des métiers de maîtres des hautes et basses
œuvres. Le maître des hautes œuvres, appelé aussi bourreau, était aidé par le maître des basses œuvres, en charge du nettoyage des rues, de la vidange des eaux usées, de la mise en fourrière des chiens, etc.

On peut, comme s'en est souvenu le romancier Nicolas Bouyssi dans sa géographie subjective
(préciser la source), évoquer le gibet de Montfaucon.
Par AC - Publié dans : zeichen
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Dimanche 29 juillet 2007
Je me souviens que je portais un maillot de bain une pièce, blanc à peine cassé, avec des lignes vert pomme qui se coupaient à angle droit. Je revenais d'une piscine accompagnée d'un barman immature pour mon premier baiser dont il ne me reste que l'image du maillot et d'un certain dépouillement de la mise en scène.

Deux ans plus tard, j'embrassais une femme. Je me souviens de son visage, du goût et du contact de son baiser, de mes émotions.

Malgré ça, j'ai quand même mis un certain temps à comprendre.
Par AC - Publié dans : zeichen
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Samedi 28 juillet 2007
Wopko Jensma, A bâtons rompus

"né le 26 juillet 1939 à ventersdorp
c'est toute une histoire

né le 26 juillet 1939 à sophiatown
c'est toute une histoire

né le 26 juillet 1939 à district six
c'est toute une histoire

né le 26 juillet 1939 à welkom
c'est toute une histoire

quand mon esprit s'est mis en marche
j'ai remarqué d'autres humains comme moi
faits comme moi : oreilles cheveux yeux
jambes bras etc. (j'ai vérifié)
tous voués aux mêmes chaînes :
chair pensée émotion vue odorat etc.

date du jour 5 avril 1975 je vis
au 23 mountain drive derdepoort
n° de tél. : 821-646, BP 26285
c'est toujours toute une histoire

je possède papier et machine à écrire
de quoi exercer mon métier – artiste
J'ai des livres – des habits pour ma chair ;
l'empreinte de mon identité
je ne possède pas cette terre, ni voiture
ni trop d'argent ou autres valeurs

j'ai donné au monde trois gosses
(pour autant que je sache)
à la vie publique je préfère la privée
(je peux l'avouer)
je souffre de schizophrénie
(on me le dit)
je mourrai d'un cancer du poumon
(si je lis bien la publicité)

je veux tenir jusqu'à soixante ans
tenter de laisser trace
de mon passage dans ce monde
signe que j'ai saisi mon histoire
et qu'il en est sorti quelque chose
de cette vie
la mienne
comme être
vivant
moi

mort le 26 juillet 1999 sur la costa del sol
c'est toute une histoire

mort le 26 juillet 1999 dans les grasslands
c'est toute une histoire

mort le 26 juillet 1999 dans le kgalagadi
c'est toute une histoire

mort le 26 juillet 1999 dans une bagarre
c'est toute une histoire"


Ingrid Jonker

"J'ai cherché le chemin de mon corps
et n'ai trouvé dans la poussière qu'étranges cicatrices
Traces de gnous d'éléphants de léopards
écrasées par le secret de la piste blanche
Oh je voulais juste peser ton ombre, petite gazelle
ta silhouette fugitive"
Par AC - Publié dans : zeichen
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Vendredi 27 juillet 2007

ysk

Tous les matins, France Culture sonorise deux souvenirs en un pays : la politique, l'amour, l'Afrique du Sud. Un exemplaire des Poèmes d'Afrique du Sud est disponible dans une bibliothèque près de chez moi. Ingrid Jonker... J'ai entendu avec plaisir la sonorité particulière de l'afrikaans, que d. n'aimait pas parler mais qui était pourtant sa première langue, qu'elle parlait avec ses amis à Londres. Elle m'expliquait que leur afrikaans était politiquement et intentionnellement mélangé avec des structures grammaticales zouloues ou d'autres langues noires. Elle m'a aussi appris quelques mots zoulous que j'ai oubliés, mais que j'ai reconnus une fois dans un spectacle de danse au théâtre de la ville.
J'avais un surnom terrible.

Par un retournement symbolique imprévu, on m'a proposé aujourd'hui de m'occuper d'une chatte nommée Athéna.
Par AC - Publié dans : zeichen
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 26 juillet 2007
Périodisation physique
avec une conversation et de la liqueur de châtaigne

----
Le cut-up sous la boule à facettes, une bonne chose de faite.
Par AC - Publié dans : zeichen
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 25 juillet 2007
Je distrais Ruven avec des formes de kung fu iconoclastes ; ai glissé sur le gravier ; taquiné et écouté Grace.

Deux copains qui partent en vacances ce soir ou demain me donnent leur panier de l'Amap (Association pour le maintien d'une agriculture paysane).
Ah super ! du bio et de la consommation équitable.
Je n'ai pas pu me rattacher à une Amap du 19e, elles sont toutes complètes. Il faudrait en monter une autre, trouver le producteur, le terrain (ce n'est pas dans mes priorités du moment, mais je garde à l'esprit ce souhait).

Je ne me suis encore jamais servie de la partie congélateur de mon frigo (relativement nouveau).

Un mystérieux sujet de mail : Horus encanapé sur le fleuve Inconscient.
Par AC - Publié dans : kung fu
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 24 juillet 2007
– inviter à dîner Solenne + Aurélien et Caro
– achat canapé
– réparer vieux canapé pour lit
– jeter vieux papiers des Verts
– ranger les CD
– ranger la cave
– descendre la première série [de golf, ndlr] de David et les vieilles affiches à la cave
– aller à l'université d'été à Quimper
– participer à la campagne de Baupin
– réparer la baignoire
– m'inscrire à un stage Glénans en septembre ou octobre
– aller à Lille voir Isabelle
– aller à Saint-Etienne voir Nico
– acheter du vin pour la cave : du blanc et du rouge 2006
– réparer l'enceinte

Mon coaching : commence par ranger la cave. Echéance : 15 jours.
Par AC - Publié dans : zeichen
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

kommentar

sherlock


Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus